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Guillaume Bodin, meilleur apprenti boucher breton Anthony Haute, boucher et maître d’apprentissage

La boucherie-charcuterie-traiteur Haute-Berthault, située avenue Brizeux, est bien connue des Pacéens. A 20 ans, Guillaume Bodin y eff ectue actuellement son apprentissage sous la tutelle d’Anthony Haute, un des trois gérants, récompensé fi n 2016 du titre de Maître artisan par la Chambre de métiers de Bretagne. Désigné meilleur apprenti boucher de Bretagne en février, Guillaume a décroché la 11e place au concours national, début avril à Auxerre, où 26 participants avaient été sélectionnés.

Pourquoi avoir choisi le métier de boucher et comment la boucherie Haute Berthault vous a retenu ?

Guillaume Bodin : Après avoir longtemps hésité entre la plomberie et la boucherie, deux secteurs d’activité qui m’intéressaient déjà depuis plusieurs années, j’ai obtenu un bac pro plomberie en 2014. Je me suis ensuite rapidement aperçu que je préférais la boucherie. J’ai donc eff ectué un stage de découverte à Gévezé. Puis, j’ai travaillé à l’abattoir de Montfort comme boyaudeur. En parallèle, je me suis inscrit en CAP et j’ai démarché la boucherie Haute-Berthault.

Anthony Haute : Quand Guillaume m’a décrit son parcours en 2015, j’ai d’abord été un peu sceptique. Mais le fait qu’il soit parvenu à tenir durant six mois comme boyaudeur m’a convaincu de sa motivation. Ce travail est en eff et extrêmement diffi cile et peu de jeunes acceptent de le pratiquer. J’ai l’habitude de choisir les apprentis que je forme sur des critères précis : la motivation et la passion du métier, la propreté dans le travail et la maturité. Je me suis vite aperçu que Guillaume possédait toutes ces qualités.

Comment avez-vous préparé le concours national ?
 

Guillaume Bodin : Je travaille en alternance une semaine à l’école de Ker Lann à Bruz et trois semaines à Pacé. Pendant ma période de préparation, j’ai cherché à améliorer mes pratiques et gestes. Les concours régionaux comme nationaux regroupent les mêmes épreuves à savoir : le désossage, le parage, l’épluchage, le fi celage et le dressage (la présentation d’une viande sur plateau) avec diff érentes viandes (bœuf, veau, agneau et porc). La grande diff érence entre les deux épreuves réside dans les morceaux à traiter.

Anthony Haute : Guillaume est perfectionniste et a vraiment beaucoup travaillé à l’école comme dans notre boucherie. Je l’ai incité à s’inscrire à une préparation spécifi que. Il a suivi un cursus de quatre jours à l’ENSMV (école nationale supérieure des métiers de la viande) à Paris. Puis, il a effectué un stage à dans une boucherie à Locminé.

Qu’en avez-vous retiré ?

Guillaume Bodin : J’ai d’abord été déçu par cette 11e place car je visais les cinq premières. Même si j’ai consacré beaucoup de temps à cette préparation de concours pour un résultat qui n’était pas à la hauteur de mes attentes, je pense avoir progressé dans mes pratiques. Le fait d’avoir aff ronté les meilleurs m’a aussi montré le chemin qu’il me reste à parcourir.

Anthony Haute : Cette 11e place ne remet pas du tout en cause les grandes qualités de Guillaume. Je dois admettre que le niveau de ce concours était particulièrement relevé cette année. Le jury auxerrois me l’a d’ailleurs confi rmé. De nombreux apprentis des autres régions bénéfi cient de conditions de préparation optimales. Le concours fait partie intégrante de l’enseignement dispensé en école.

Qu’envisagez-vous pour l’avenir ?

Guillaume Bodin : Je termine mon CAP en juin, ensuite je préparerai un brevet professionnel à partir de septembre durant deux ans. Je souhaite encore perfectionner mes techniques et mes connaissances dans le secteur de la boucherie-charcuterie. Il me reste beaucoup de choses à apprendre. J’aimerais pourquoi pas, à terme, être embauché par la boucherie Haute-Berthault où je trouve l’équipe dynamique et l’ambiance de travail excellente.

Anthony Haute : Après son brevet, je conseillerai à Guillaume de s’ouvrir vers de nouveaux horizons. Il est important de vivre de nouvelles expériences dans des enseignes parisiennes de renom par exemple. Je possède un réseau de connaissances assez vaste dans le domaine de la boucherie et je compte bien en faire profi ter Guillaume.

Boucherie Haute-Berthault 1, avenue Brizeux - Tél. 02 99 60 61 50

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