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Chloé Hautière, athlète de haut niveau et étudiante au Boston College

« Quelle que soit sa passion, il faut tenter sa chance et se donner les moyens de réussir »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du haut de ses 19 ans, Chloé Hautière sait ce qu’elle veut et où elle va. La jeune Pacéenne a intégré, depuis l’an passé, une prestigieuse université américaine à Boston où elle partage sa vie entre les études et sa passion pour la course à pied. Toujours licenciée au club d’athlétisme Pacé en courant, elle témoigne de sa nouvelle vie lors d’un de ses retours en France.

 

Pouvez-vous retracer le parcours qui vous a menée dans l’une des 30 meilleures universités américaines ?

J’ai vécu en Arizona entre 2 et 6 ans avec mes parents avant que nous nous installions à Pacé. J’ai suivi ma scolarité à l’école Sainte-Anne Saint-Joseph puis au collège Saint-Gabriel où j’ai commencé l’athlétisme. J’ai découvert le demi-fond (1 000 m) en 6e.. A partir de la 4e , j’ai adhéré au club Pacé en courant. J’ai alors vraiment commencé à améliorer mes chronos. Je tiens d’ailleurs à remercier les professeurs de sport du collège (Sébastien Coualan, JeanYves Gourdin-Servenière et Alexis Canto) et Loïc Rapinel et Gaëlle Houitte de Pacé en courant. Ils m’ont permis d’arriver là où j’en suis sportivement. En 2nde, je me suis vraiment orientée vers l’athlétisme. J’ai été contactée par Benoît Matival qui repère des athlètes européens pour les universités américaines. Mes bulletins de note de la 6e à la terminale ainsi qu’une liste de mes performances leur ont été adressés. J’ai ensuite fait le choix de Boston College. J’ai passé un examen d’anglais et l’équivalent du bac américain, à Rennes, pour intégrer l’université de Boston College, après mon bac S, obtenu en 2016 avec une mention bien.

Comment se passe la vie sur le campus ?

Je prépare actuellement l’équivalent d’une licence (major) en géoscience de l’environnement et un diplôme de mathé- matiques (minor). J’assiste au cours le matin et le soir et je m’entraîne le midi, sur des séances d’1h30. Le vendredi et le week-end, nous avons souvent des compétitions. Sur les 14 000 élèves de cette université, je côtoie principalement les cinquante filles de mon équipe d’athlétisme. J’ai aussi une amie franco-italienne de 23 ans, Liv Westphal, qui détient de nombreux records de France espoirs sur les courses de fond. Elle représente un modèle à suivre pour moi.

Votre organisme supporte bien ces entraînements intensifs ?

Il y a des hauts et des bas car j’ai vraiment franchi un cap au niveau des entraînements. Je suis passée de quatre à six séances de course par semaine (85 km en moyenne) auxquelles s’ajoutent trois séances de vélo ou d’activités annexes et deux de musculation.
Le risque de blessure existe donc. Tous les athlètes de l’université en sont conscients et les fractures de fatigue arrivent parfois, malgré les précautions prises pour les éviter. Il faut savoir se ménager des plages de récupération et adopter une alimentation équilibrée et adaptée. Nous avons une équipe médicale complète (médecin, kiné, masseurs, nutritionniste) qui nous suit et nous conseille. Ce travail commence à payer puisque, cette année, j’ai amélioré ma meilleure performance de 23’’ sur 3 000 m en salle (10’07’’).

La France ne vous manque pas trop ?

Je communique régulièrement avec ma famille et mes amis par skype ou sur les réseaux sociaux. Le rythme des cours me permet de revenir tous les 4 mois et ½, 20 jours à Noël et 3 mois l’été. Fin mai, j’ai ainsi pu renouer avec le collège St Gabriel où j’ai aidé la section athlétisme à préparer les nationaux de Cesson-Sévigné.

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Après mes quatre ans d’étude, je pense passer un master dans le domaine de l’environnement, peut-être aux Etats-Unis, puis je rentrerai certainement en France pour travailler. Au niveau sportif, j’orienterai ma carrière vers les courses de fond, avec comme ultime objectif d’être sélectionnée en équipe de France seniors.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui seraient tentés de vous imiter ?

Je crois qu’il ne faut pas hésiter à s’ouvrir au monde. L’expérience que je vis est vraiment incroyable et je vais passer quatre très belles années. Lorsqu’on a une passion, sportive, artistique ou autre, il faut savoir tenter sa chance et se donner les moyens de réussir.

 

 

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