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Centenaire de l'Armistice

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27/11/2018

12415_17391_bandeau_commemoration_11_11_18Centenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'ArmisticeCentenaire de l'Armistice

Les cérémonies de commémoration du centenaire de l'armistice de la Première guerre mondiale ont constitué un événement particulièrement marquant pour la commune. La venue d'une forte délégation allemande de Baiersdorf, ville jumelée avec Pacé, a donné un caractère exceptionnel à cette manifestation et encore renforcé les liens entre les deux communes.

Une importante délégation de Baiersdorf

Une délégation de 43 Allemands de Baiersdorf a été accueillie durant tout le week-end à Pacé afin de célébrer cette commémoration. Une visite du souvenir a été organisée, le 10 novembre, au mausolée du Mont d'Huisnes. Ce cimetière militaire allemand est situé à proximité de la baie du Mont Saint-Michel.

L'idée de célébrations communes avait été initiée avec Paul Höll, ancien président de l'association de jumelage le Pont pour Pacé. Le maire de Baiersdorf avait convié les Pacéens Outre-Rhin pour le centenaire du début de la Première Guerre mondiale, en novembre 2014. Paul Höll est décédé depuis et un hommage lui a été rendu au cours de ces commémorations.
Une délégation pacéenne fera à son tour le voyage à Baiersdorf, fin novembre, pour fêter les 20 ans du jumelage entre les deux communes.

La cérémonie du 11 novembre

Plus de 300 Pacéens s'étaient massés autour du monument aux morts afin d'assister aux dépôts de gerbes, dimanche 11 novembre. Les anciens combattants, les gendarmes et sapeurs-pompiers de Pacé ainsi que des élus du conseil municipal des enfants étaient aussi présents. Les élèves de l'école Guy Gérard ont, quant à eux, lu des lettres de poilus. Ces instants solennels de recueillement, empreints d'une forte émotion, ont été très poignants. Lors de leurs allocutions, traduites simultanément en français ou en allemand, les deux maires ont particulièrement insisté sur l'importance du vivre ensemble et de la place fondamentale de l'entente franco-allemande dans le maintien d'une Europe forte et pacifiée.

Dans son discours, Paul Kerdraon a notamment détaillé les conséquences de la Grande Guerre pour la commune " [...] Tous ces hommes, dans la force de l'âge, un Pacéen sur cinq habitants, sont partis à la guerre. En France, ce sont 4 millions d'hommes, dont 600 000 Bretons, qui ont été mobilisés. Le bilan est lourd : 113 Pacéens, morts au combat, ne sont pas revenus au pays. Leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts, qui a été réalisé en 1920 et où une statue de soldat gisant symbolise tous ces morts tombés au champ d'honneur [...] "

Il avait auparavant lu l'allocution du Président de la République et repris une partie des paroles d'Emmanuel Macron qui avait déclaré "...Il faut dire aussi que si la France et ses alliés ont gagné la guerre 14-18, ils ont perdu la paix, en voulant mettre à genoux ceux qui avait perdu... ".

Andreas Galster, maire de Baiersdorf, a ensuite pris la parole devant la foule pacéenne très attentive: " [...] Déjà en 2005, je me suis trouvé avec toi, cher Paul et avec vous chers amis de Pacé ici devant votre église et j'ai appris avec effroi le nombre de citoyens de Pacé tombés dans cette guerre. Ma surprise venait du fait que, dans notre ville de Baiersdorf, le nombre des soldats tombés dans cette Grande Guerre ne comportait que seulement la moitié de ceux tombés dans la Seconde Guerre mondiale. Ceci m'a fait comprendre que vous, vous avez un tout autre regard sur la Grande Guerre que nous. Pour nous cette guerre n'est que la catastrophe avant le grand désastre de la Seconde Guerre mondiale. [...] " Puis, il a lancé un vibrant appel au maintien d'une Europe en paix: " Je sais aussi, cher Paul, que toi et beaucoup d'autres amis de Pacé sont des partisans convaincus d'une Europe unie et pacifique et je me réjouis beaucoup de pouvoir, avec vous, coopérer pour la réussite de cette idée. [...] Finalement, et c'est ma conviction, il est de notre devoir de tirer des leçons des misères de ces guerres et d'assurer ensemble la paix pour toujours. "

Les autres temps forts sur la commune

Des associations de la commune avaient mis en place d'autres événements pour célébrer ce centenaire de l'armistice. "Si Pacé m'était conté" a ainsi organisé une exposition dans la salle Dumaître à la médiathèque, intitulée " Pacé au temps de la Première Guerre mondiale " du 3 au 16 novembre. De nombreux Pacéens et élèves des groupes scolaires ont ainsi pu découvrir différents documents (affiches, lettres de poilus...) et objets (uniforme, obus, médaille...) de cette époque, dont des documents fournis par Baiersdorf.

La troupe théâtrale d'Hamlet en herbe a donné, le 10 novembre, deux représentations gratuites de la pièce Plus jamais ça ! de Gilbert Boukellal. Bertrand Sauvée, Fabrice Daveu, Nathalie Lefebvre-Bertin et Isabelle Éréac ont joué cette oeuvre émouvante qui raconte la vie dans les tranchées et celle des femmes à l'arrière du front.

Les discours à télécharger
Les discours des 2 maires et du Président de la République :
- Discours du Président de la République

- Discours du Maire de Baiersdorf

- Discours du Mairie de Pacé

Entretien avec Andreas Galster, maire de Baiersdorf

"Je veux remercier du fond du coeur tous les amis de Pacé pour tous ces bons moments vécus ensemble durant ces vingt dernières années"
Lors de la venue de la délégation allemande à Pacé, Andreas Galster a accepté de répondre à quelques questions sur la vision de la Grande Guerre Outre-Rhin, l'Europe et son avenir.

 

 

Qu'évoque la Première Guerre mondiale pour les Allemands ?

Pour nous, les Allemands, et de notre perspective actuelle, les conséquences de la Première Guerre mondiale restent toujours très marquées par la capitulation inconditionnelle et la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale qui a suivi. Si nous regardons aujourd'hui la période de la Première Guerre mondiale, nous voyons dès son commencement l'incapacité des tous les Etats impliqués à éviter celle-ci. Nous voyons aussi que le nationalisme et l'enthousiasme pour la guerre atteignaient des sommets insoupçonnés.
L'euphorie diminua de mois en mois et l'installation de la guerre dans la durée ne fit qu'augmenter la détresse humaine. Avec la défaite, la monarchie vînt à disparaître et la première République démocratique apparut. La démocratie, qui jamais ne voulut la guerre, fut contrainte alors de bâtir une société sur un tas de gravats et de régler la paix avec les Alliés. Parallèlement, l'Etat major et beaucoup d'hommes politiques de la jeune démocratie remirent en cause les conditions dans lesquelles le traité de paix fut signé.

En France, on dit souvent que la construction européenne a permis d'éviter de nouvelles guerres sur le vieux Continent. Cette pensée estelle partagée Outre-Rhin ?

Oui! Cette pensée est non seulement partagée, mais elle est le fondement de notre société. Cette pensée est devenue réalité grâce à l'intégration de notre société dans l'Otan et bien d'autres organisations internationales telles que L'Union Européenne, les Nations Unies, le Conseil de l'Europe, l'OCDE...
A l'issue de l'impitoyable traité de paix, à la fin de la Première Guerre mondiale, la génération des hommes politiques qui avaient combattu au début de celle-ci a reconnu qu'il était impensable de refaire un traité de paix inflexible et punitif. De Gaulle, Robert Schuman, Churchill et Adenauer ont reconnu à l'époque qu'une troisième guerre viendrait signer la fin de notre civilisation européenne. Et c'est pour cette raison qu'ils ont tracé le chemin de la réconciliation des peuples en rebâtissant ensemble, dans un esprit de confiance réciproque. Ils ont fait revivre l'Union Européenne et le Conseil de l'Europe pour la démocratie et la paix.
Lorsque nous repensons à ces grands hommes, il est important de leur manifester notre profonde reconnaissance pour la paix qu'ils nous ont offerte.

A l'heure de la montée des populismes et des nationalismes dans de nombreux pays d'Europe et peu avant les élections européennes de mai 2019, comment envisagez-vous l'avenir de l'union européenne, de la relation franco-allemande et de celle entre Baiersdorf et Pacé ?

Je voudrais tout d'abord remercier du fond du coeur tous les amis de Pacé pour tous ces bons moments que nous avons vécus ensemble durant ces vingt dernières années. Vous avez tellement cimenté les relations entre nous que je ne me fais aucun souci pour l'avenir de notre partenariat, car les liens personnels qui ont été tissés sont très solides.
Je ne me fais pas de souci non plus quant à la relation franco-allemande. Là encore, les dernières décennies ont conduit à un travail commun très étroit, basé sur des relations de confiance. Que l'on ne soit pas toujours de mon avis me semble bien car c'est dans l'échange des idées que se trouve la clé du succès.
Quant aux populistes et aux nationalistes, je ne peux qu'exprimer ma profonde méfiance, car ils ne proposent pas de véritables solutions et ne s'attaquent que rarement aux noeuds des problèmes.
Cependant, et pour tous les hommes et femmes politiques sérieux, ceux-ci doivent être considérés comme un avertissement: il faut prendre les problèmes à bras le corps et orienter la politique vers le bien des gens: celui qui passe à côté des besoins d'autrui donne aux populistes et aux nationalistes la possibilité d'occuper le terrain et de s'y développer.
C'est pour cela qu'en politique, ceux qui sont amenés à prendre des décisions doivent le faire en pensant au bien à long terme. C'est en nous orientant dans cette voie que nous empêcherons les populistes et les nationalistes de se développer. Si désormais nous parvenons à mieux considérer cela, et bien je vois un bel avenir pour l'Europe.

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