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Lutte contre la pollution des cours d'eau

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Proscrire les rejets dans les réseaux d’eaux pluviales

L’imperméabilisation des sols, conséquence de l’urbanisation, conduit à une quasi-suppression de l’infiltration des eaux dans le sol, entrainant de ce fait la production d’un fort
ruissellement des eaux pluviales sur les surfaces imperméabilisées.

Outre l’augmentation des volumes d’eau transférés vers les cours d’eau par temps de pluie, les eaux de ruissellement pluviales urbaines se chargent en polluants tout au long de leur parcours sur les toitures, voiries, parkings… entraînant, par temps de pluie, une pollution chronique des cours d’eau récepteurs, en hydrocarbures, matières en suspension, matières organiques, pesticides...

En effet, ces eaux pluviales ne sont pas traitées en station d’épuration afin d’éviter la saturation de ces dernières par temps de pluie et donc la baisse de leur capacité de traitement. Par conséquent, depuis le milieu des années 80, des bassins de rétention ou d’infiltration ont vu le jour afin de compenser le surplus de volume ruisselé, généré par les surfaces imperméabilisées et ainsi réduire le risque d’inondations à l’aval tout en permettant le traitement des eaux pluviales. Les polluants véhiculés par les eaux pluviales étant à près de 90 % sous forme particulaire, les processus de décantation ou de filtration qui ont lieu dans ces ouvrages permettent d’en éliminer la majeure partie avant rejet dans le milieu naturel (cours d’eau ou nappe souterraine).

Ces dispositifs de gestion des eaux pluviales se sont peu à peu diversifiés afin de traiter les eaux pluviales au plus près de la source de ruissellement et de mieux intégrer ces dispositifs dans le paysage urbain (noues, chaussées poreuses, toitures végétalisées…).
Néanmoins, dans les zones construites avant les années 90, les eaux pluviales sont principalement acheminées directement au cours d’eau via un réseau souterrain de conduites. Sur la commune de Pacé, seules les eaux pluviales provenant du lotissement de Vergéal, de Mondonin, de la ZAC Beausoleil, de la ZAC de la Teillais et de la ZAC Les Touches sont en partie ou totalement traitées par des dispositifs de rétention ou d’infiltration avant rejet dans la Flume ou dans le ruisseau de Champalaune.

En revanche, sur le reste de la commune, tout rejet dans le réseau d’eaux pluviales peut impacter directement la qualité de l’eau du cours d’eau récepteur. La meilleure façon pour éviter de polluer les cours d’eau est d’éviter le rejet dans le réseau d’eaux pluviales de déchets (peintures, huile de vidange…), des eaux de lavage (voiture…) ou encore l’application de pesticides pour l’entretien des voiries, parkings ou jardins.

Entretien « zéro phyto » des espaces communaux

La Flume connaît depuis de nombreuses années des problèmes importants de qualité de l’eau dus à la présence chronique de pesticides dans ses eaux. Les concentrations en certains pesticides utilisés par les collectivités et les particuliers, le glyphosate et sa molécule de dégradation l’AMPA, sont systématiquement supérieures en sortie des zones urbaines montrant une pollution non négligeable qui n’est pas seulement due à un usage agricole de ces produits.
C’est pourquoi, dans un souci d’améliorer la qualité de l’eau de la Flume, la commune de Pacé a fait le choix, début 2013, de ne plus utiliser de pesticides pour l’entretien des espaces communaux (voiries, parkings, cimetière, terrains de sport, chemins piétonniers…).

Plusieurs techniques et équipements ont été mis en oeuvre depuis de nombreuses années pour faciliter l’entretien « zéro phyto » (sans produits phytosanitaires) des espaces communaux :
• Méthode de prévention : paillage des massifs, balayage régulier des voiries, enherbement des chemins et espaces peu fréquentés…,
• Equipement en matériels d’entretien : balayeuse équipée de brosses métalliques ou brûleur au gaz pour le désherbage des trottoirs et des caniveaux, chassis-piste pour l’entretien des chemins et terrains sablés (stabilisés) et récemment l’acquisition d’un désherbeur à eau chaude équipé sur un véhicule électrique,
• La réalisation d’un terrain de sport synthétique permettant un usage intensif en période hivernale sans risque de dégradation.

Les particuliers peuvent également contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau de la Flume en évitant les rejets de polluants dans les réseaux d’eaux pluviales et en adoptant des pratiques d’entretien des espaces privés (jardin, allées, parking) sans pesticide. Il est rappelé à ce titre, que seuls les produits homologués, à usage et dose déterminés sont autorisés pour le désherbage, le démoussage…De même, il est interdit aux artisans de déverser les déchets de ciment dans les caniveaux.

Un arrêté préfectoral de protection de l’eau

Un arrêté préfectoral relatif à l’interdiction d’utilisation des produits phytosanitaires à proximité de l’eau a été pris le 4 avril 2005. L’application ou le déversement de tout produit phytosanitaire est interdit pendant toute l’année à moins de un mètre de la berge de tout fossé, cours d’eau, canal ou point d’eau. Aucune application ne doit être réalisée sur avaloirs, caniveaux et bouches d’égoût.
Par dérogation, des traitements pourront être réalisés au moyen de produits destinés à une utilisation sur plantes aquatiques ou semi-aquatiques à condition que le traitement soit réalisé par un applicateur. Celui-ci devra laisser à son client une attestation signée et datée.
Toute entreprise assurant la distribution de produits phytosanitaires est tenue de mettre à disposition des services chargés des contrôles, la liste des produits achetés par les riverains des zones indûment traitées, comportant les quantités achetées et dates d’acquisition.

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